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	<title>Les Inattendus &#187; Chantiers &#8211; Actions</title>
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	<description>Association pour la pratique et la diffusion d&#039;un cinéma [très] indépendant</description>
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		<title>Lettre à Galeshka Moravioff</title>
		<link>http://www.inattendus.com/2009/09/lettre-a-galeshka-moravioff/</link>
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		<pubDate>Sat, 05 Sep 2009 07:00:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Les Inattendus</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Chantiers - Actions]]></category>

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		<description><![CDATA[<strong>Lettre adressée par l’association « Les Inattendus » et le Comité de soutien des CNP
à Galeshka Moravioff, lue place des Terreaux le 5 septembre 2009</strong>

Monsieur,

Il est de notre devoir de vous dire que vous avez vécu d’illusions, voire souffert de graves hallucinations.
<a href="http://www.inattendus.com/wordpress/2009/10/13/lettre-a-galeshka-moravioff/">[Lire la suite...]</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Lettre adressée par l’association « Les Inattendus » et le Comité de soutien des CNP<br />
à Galeshka Moravioff, lue place des Terreaux le 5 septembre 2009</strong></p>
<p>Monsieur,</p>
<p>Il est de notre devoir de vous dire que vous avez vécu d’illusions, voire souffert de graves hallucinations. En effet, vous semblez croire que les salles CNP de Lyon vous appartiennent. C’est l’argument massue que vous avez avancé pour justifier le démantèlement et l’évacuation précipitée du CNP Odéon en pleins congés estivaux : « C’est à moi, je fais ce que je veux », avez‐vous répété sur tous les tons.</p>
<p>Or, il faut que vous le sachiez, Monsieur Moravioff : les CNP ne vous ont jamais appartenu. Dès lors<br />
qu’elles relèvent d’idées, d’émotions, d’esthétique ou d’engagements moraux, les choses, pas plus<br />
que les êtres, ne vous appartiennent sous le seul prétexte que vous avez exhibé beaucoup d’argent<br />
pour vous les arroger, comme vous l’avez fait en 1998. Dans le cas des CNP, il aurait été judicieux que<br />
vous compreniez à temps que ces salles appartiennent à celles et ceux qui, jour après jour et malgré<br />
toutes les difficultés engendrées par votre gestion désastreuse, en ont assuré le fonctionnement et la<br />
programmation : les projectionnistes, les contrôleurs, les agents de caisse, les assistants de direction<br />
et le directeur‐programmateur, Marc Artigau, qui a tenté de maintenir vaille que vaille le cap d’une<br />
programmation exigeante et cinéphile, aussi ardue la tâche a‐t‐elle été sous les fourches caudines<br />
que vous lui avez imposées.</p>
<p>Ces salles appartiennent également, bien sûr, à celles et ceux qui, jour après jour, sont venus y<br />
regarder des films. On les appelle des spectateurs, mais en réalité ils ont été des acteurs de la vie des<br />
CNP comme vous ne l’avez jamais été, et ne le serez jamais. Désormais, on aimerait que les instances<br />
publiques finissent, elles aussi, par se considérer comme des actrices possibles de ces salles. A force<br />
de les inviter à dépasser leur timidité en la matière, on ne désespère pas qu’elles finissent par le<br />
faire. Cet espoir est cependant tempéré par la conscience du fait qu’un problème se pose, et ce<br />
problème c’est vous‐même, Monsieur Moravioff. Même si, en d’autres temps, ces instances ont<br />
encouragé l’illusion selon laquelle vous pourriez être, pour filer la métaphore, un « metteur en<br />
scène » digne de ce nom pour les CNP, elles ne peuvent plus désormais se cacher le fait qu’il est<br />
strictement impossible de partager avec vous quelque film que ce soit.</p>
<p>En tout cas, sachez qu’en ce samedi 5 septembre 2009 le CNP Odéon que, dans votre délire de<br />
possession, vous vous êtes permis de saborder, est redevenu officiellement, aux yeux de tous et ne<br />
serait‐ce que pour une journée, la possession de celles et ceux auxquels il a en fait toujours<br />
appartenu, à savoir l’équipe des CNP et leurs spectateurs. Quel que soit le sort honteux que vous<br />
ferez subir aux autres sites des CNP et à leurs employés, cette seule journée suffira à affirmer<br />
publiquement votre imposture ainsi que celle de toutes les personnes qui, au contraire de Robert<br />
Gilbert et de Bruno Pésery par le passé, et de Marc Artigau aujourd’hui, ne se sont préoccupées de<br />
ces salles de cinéma qu’à des fins de prestige et d’enrichissement personnels. Cette seule journée<br />
devrait également permettre de disqualifier par avance tout discours d’une politique culturelle qui<br />
ne garantirait pas dans le centre d’une grande ville comme Lyon non seulement l’existence de salles<br />
indépendantes, mais aussi la continuité de la proposition cinématographique que, depuis plusieurs<br />
décennies, les CNP sont seuls à y assurer.</p>
<p>Nous aurions aimé trouver une formule de politesse finale à vous adresser mais nous avons beau<br />
chercher, nous n’y parvenons pas.</p>
<p>Pour l’association « Les Inattendus »<br />
Jean‐François Buiré, président<br />
Et le Collectif de Soutien des CNP</p>
<p><a href="http://www.inattendus.com/FTP/CNP_Lettre%20%C3%A0%20Moravioff_090905.pdf" target="blank">Télécharger la lettre à Galeshka Moravioff</a></p>
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		<title>Lettre ouverte sur l&#8217;avenir des CNP</title>
		<link>http://www.inattendus.com/2009/05/lettre-ouverte-sur-lavenir-des-cnp/</link>
		<comments>http://www.inattendus.com/2009/05/lettre-ouverte-sur-lavenir-des-cnp/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 25 May 2009 08:03:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Les Inattendus</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actions]]></category>
		<category><![CDATA[Chantiers - Actions]]></category>
		<category><![CDATA[cnp]]></category>

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		<description><![CDATA[Nous sommes membres des Inattendus, association lyonnaise de programmation, de réalisation et d’enseignement du cinéma, qui organise tous les deux ans le festival du même nom.

Par la présente lettre, nous souhaitons exprimer notre inquiétude quant au sort des salles de cinéma CNP dont l’avenir, malgré leur importance capitale pour la culture et la cinéphilie lyonnaises depuis leur création en 1967, semble gravement compromis.
<a href="http://www.inattendus.com/wordpress/2009/09/28/lettre-ouverte-sur-lavenir-des-cnp/">[Lire la suite...]</a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: right;">
<p style="text-align: right;">Lyon, le 25 mai 2009</p>
<p align="justify"><span style="font-family: Lucida Sans Unicode; color: #000000; font-size: x-small;">Nous sommes membres des <em>Inattendus</em>, association lyonnaise de programmation, de réalisation et d’enseignement du cinéma, qui organise tous les deux ans le festival du même nom.</span></p>
<p align="justify"><span style="font-family: Lucida Sans Unicode; color: #000000; font-size: x-small;">Par la présente lettre, nous souhaitons exprimer notre inquiétude quant au sort des salles de cinéma CNP dont l’avenir, malgré leur importance capitale pour la culture et la cinéphilie lyonnaises depuis leur création en 1967, semble gravement compromis.</span></p>
<p align="justify"><span style="font-family: Lucida Sans Unicode; color: #000000; font-size: x-small;">Les cinéphiles lyonnais ont une dette à l’égard des CNP et de Marc Artigau, qui les dirige et les programme depuis vingt ans. C’est dans cet ensemble de huit salles, réparties sur trois sites au cœur de la ville (le CNP Bellecour, le CNP Odéon et le CNP Terreaux) qu’ils ont pu découvrir les cinéastes et les cinématographies de tous pays, de toutes époques et de tous styles.</span></p>
<p><!--lire la suite--></p>
<p align="justify"><span style="font-family: Lucida Sans Unicode; color: #000000; font-size: x-small;">Les œuvres de cinéastes unanimement reconnus de nos jours, c’est dans ces salles qu’ils en ont vu les premières manifestations filmiques, quand ils étaient considérés comme « confidentiels » ; c’est là qu’ils ont pu en suivre, pas à pas, le développement et l’accomplissement. L’idée selon laquelle le territoire du cinéma, loin de se limiter à la France et aux Etats-Unis, est aussi ouvert et divers que celui représenté par une carte du monde, c’est dans ces salles qu’ils l’ont vue se concrétiser. La conception non amnésique d’une cinéphilie qui ne se conjuguerait pas seulement au temps de l’actualité mais aussi à celui des œuvres du passé, c’est encore là qu’ils ont pu la nourrir.</span></p>
<p align="justify"><span style="font-family: Lucida Sans Unicode; color: #000000; font-size: x-small;">C’est enfin dans ces salles qu’a été ménagée pour les spectateurs la possibilité de rencontrer régulièrement des cinéastes à la faveur de la projection de leurs nouvelles réalisations, dans l’intention de susciter non pas des « événements » médiatico-culturels mais de véritables discussions autour d’œuvres cinématographiques.</span></p>
<p align="justify"><span style="font-family: Lucida Sans Unicode; color: #000000; font-size: x-small;">Jusqu’aujourd’hui à Lyon, aucun autre lieu dénué de sectarisme culturel, social ou économique et répondant toutefois aux exigences d’un fonctionnement commercial n’a fait preuve d’une telle diversité dans sa proposition de cinéma. Au nom des trois principes que représente le sigle CNP (« Cinéma National Populaire », dans le sillage du TNP), c’est une haute idée de la transmission du cinéma qui y a été défendue. Ces salles ont toujours observé une cohérence éthique qui ne se borne pas au caractère pionnier et ouvert de leur programmation.</span></p>
<p align="justify"><span style="font-family: Lucida Sans Unicode; color: #000000; font-size: x-small;">Elle se retrouve dans sa tarification, qui conjugue le souci de l’accessibilité au plus grand nombre et celui du respect économique des œuvres ; dans son mode de programmation, qui fait coexister harmonieusement les films « minoritaires » et ceux qui le sont moins en refusant de sacrifier les premiers au profit des seconds. La constante exigence de Marc Artigau a été d’offrir aux films « à risques » en termes commerciaux toutes les chances d’effectivement « rencontrer leur public », par un travail extrêmement scrupuleux sur leur durée d’exploitation, leur nombre hebdomadaire de séances et les horaires de celles-ci.</span></p>
<p align="justify"><span style="font-family: Lucida Sans Unicode; color: #000000; font-size: x-small;">De pays parfois très éloignés, des cinéastes ont d’ailleurs spontanément exprimé leur gratitude pour la façon dont les CNP ont respecté leur travail, bien souvent ignoré ou maltraité par d’autres instances de diffusion (salles ou chaînes de télévision) pourtant étiquetées « cinéphiles ». « Démocratie culturelle », « Cinémas d’Art et Essai » et « Cinémas de Recherche », rarement de telles expressions auront trouvé une application aussi peu théorique, et sur la durée, que dans le cadre des CNP.</span></p>
<p align="justify"><span style="font-family: Lucida Sans Unicode; color: #000000; font-size: x-small;">La situation critique dans laquelle se trouvent désormais les CNP est due à des hausses de loyer, une masse salariale importante, un ensemble de dettes auprès des distributeurs de films et la concurrence exacerbée qui s’est développée à Lyon autour des films dits « d’Art et Essai porteur », mais elle a aussi énormément pâti des pratiques de gestion de l’actuel PDG, qui a racheté les salles en 1998. Si nous vous adressons cette lettre, c’est non seulement en raison de la gravité de cette situation mais aussi de son écho dramatiquement faible (pour ne pas dire inexistant) auprès des instances et des personnes qui pourraient et devraient s’en soucier.</span></p>
<p align="justify"><span style="font-family: Lucida Sans Unicode; color: #000000; font-size: x-small;">Il nous semble inconcevable que le souci de la continuation de l’activité des CNP ne tienne à cœur de quiconque se préoccupe un tant soit peu d’art, de culture ou de cinéma, impensable qu’une ville telle que Lyon se prive d’une contribution aussi exemplaire à ces domaines, qui ne saurait être remplacée terme à terme par aucun lieu de diffusion cinématographique existant à l’heure actuelle. C’est pourquoi, par cette lettre ouverte, nous en appelons au soutien à ces salles de la part des instances politiques et culturelles, tant nationales que locales.</span></p>
<p align="justify"><span style="font-family: Lucida Sans Unicode; color: #000000; font-size: x-small;">Au cas où les difficultés matérielles des CNP s’avéreraient insurmontables, nous éprouverions l’impérieuse nécessité de proposer un projet de reprise, car ces salles ne peuvent pas disparaître sans que le relais en soit assuré. Réfléchi tant du point du vue économique qu’artistique, fût-ce à une échelle repensée pour un nouveau départ, nous estimons qu’il serait économiquement viable et permettrait de faire en sorte que le gouffre cinématographique que susciterait à Lyon la fin des CNP ne reste pas béant.</span></p>
<p align="justify"><span style="font-family: Lucida Sans Unicode; color: #000000; font-size: x-small;">Le cas échéant, nous ne manquerions pas de vous recontacter afin de vous tenir informés d’un tel projet, en espérant qu’il trouverait chez vous une écoute favorable.</span></p>
<p align="justify"><span style="font-family: Lucida Sans Unicode; color: #000000; font-size: x-small;">Pour Les Inattendus</span></p>
<p>Jean-François Buiré, Président<br />
Jean-Pierre Sougy, Directeur artistique<br />
Jean-Paul Lebesson<br />
Fabrice Cavaillé</p>
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