VENDREDI 16 FÉVRIER

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

>> 18h

 

◊ L’ANABASE
Samy Pollet-Villard
France, 2017, num, 12’

L’Anabase désigne à l’origine un récit historique de Xénophon qui narre la retraite d’une armée de mercenaires Grecs en territoire Perse. Loin de tout récit historique, l’anabase est ici pensée comme une allégorie de l’errance, un itinéraire qui invente son chemin sans savoir s’il est celui du retour ou du départ.

 

◊ POÈME DES LOUPS
Florian Maricourt
France, 2016, num, 13’

Un biopic expérimental de l’écrivain et poète suisse Robert Walser. Un essai au téléphone portable. Une ode au cinéma pauvre.

 

◊ NAKED WRITING
Aya Toraiwa
Royaume-Uni/Japon, 2015, num, 15’

Virginia Woolf a mis fin à ses jours en 1941 dans la rivière Ouse. Sur les lieux mêmes de ce drame, le film tourné en Super-8, est une sorte d’hommage minimaliste et sensible à celle qui a été l’un des auteurs les plus importants du XXe siècle.

 

◊ UN GRAND BRUIT
Guillaume Mazloum
France, 2017, 16mm, 40’

Pensées anarchistes, utopiques, surréalistes, mystiques… Poètes du XXe siècle, pour qui les mots sont autant souffle que signification. Traversée d’un siècle d’horreurs et de promesses, de barbaries et de technologies, dont la charge se déverse lourdement sur tout avenir. Et très bas, dans le fracas du temps, le poète assène des mots qu’on s’obstine à ne pas entendre.

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

>> 20h

 

◊ LES ÉTERNELS
Pierre-Yves Vandeweerd
Belgique/France, 2017, num, 75’

On appelle éternels ceux qui souffrent de la mélancolie d’éternité, convaincus que la mort ne peut avoir raison de leurs vies.
Ce film est un récit d’errances et de fuites, aux confins du Haut-Karabagh, une enclave arménienne en Azerbaïdjan. Habités par les fantômes du génocide et par la guerre qui y sévit depuis plus de vingt ans, les personnages qui traversent ce film portent en eux la mélancolie des éternels.

 


 

 

 

 

 

 

 

>> 22h

 

SÉANCE SPÉCIALE
FILMER LA TRANSE #2 : VISIONS                                          

◊ BLUE STAG
Giulia Grossmann
France, 2015-2016, num, 10’

Chaque année, les Huichols, l’une des plus anciennes ethnies indiennes du Mexique, quittent leur région de la Sierra Madre pour effectuer un pèlerinage de 400 km. Ils partent à la recherche du peyotl, un cactus hallucinogène servant à célébrer les cérémonies rituelles et à se reconnecter à leur divinité : le cerf bleu.

 

◊ DE DENTRO
Peter-Conrad Beyer
Allemagne, 2006, num, 11’

Principalement tourné au Mexique, ce film traite de la force spirituelle de ce pays, qu’on retrouve à la fois dans la nature et le peuple mexicain. C’est une tentative de portrait et d’évocation de l’atmosphère des rites chamaniques Maya et de la tradition des Huichols.

 

◊ LOOKING FOR APOEKOE
Karel Doing
Pays-Bas, 2010, 16mm, 13’

Un voyage mystérieux dans la jungle tropicale du Suriname, inspiré par l’esprit de la forêt Apoekoe. Un personnage futé qui prend différentes formes et peut aussi bien vous faire perdre votre chemin, prendre possession de votre femme que vous aidez à chasser ou vous rendre invisible pour vos ennemis.

 

◊ ESCIUÉ
Maricò Valente
France/Italie, 2000, num, 9’

«  L’évocation d’une danse de possession au tempo de la tarantella. »

 

◊ TARANTISM
Joachim Koester
Danemark, 2007, 16mm, 9’
Reconstitution chorégraphique silencieuse de la tarentelle, une danse convulsive italienne provoquée par la morsure d’une araignée. Rejouant un état de possession, les danseurs explorent une zone limite aux croisements de la transe, du théâtre et de l’expression corporelle contemporaine.

 

◊ MÈRE JEANNE DES ANGES
Jean-Baptiste Lenglet
France, 2008, num, 9’

Palindrome vidéo sur les possessions de Loudun réalisé à partir d’un plan du film de Jerzy Kawalerowicz Mère Jeanne des Anges (1961) que le cinéaste a altéré jusqu’à atteindre une interprétation formelle de l’expérience de la possession : l’image se brouille convulsivement, se contorsionne dans le regard du spectateur.

 

◊ ATROPA
Peter-Conrad Beyer
Allemagne, 2008-2013, num, 28’

Au cœur d’une forêt verdoyante, sur les bords d’une rivière, une chamane prépare un rituel. Elle accélère les éléments naturels l’entourant, fait intervenir des mécanismes cosmiques et crée ainsi une nouvelle cohésion énergétique. Le film opère alors une élévation de la conscience par l’usage de motifs minimalistes rendus abstraits sous l’impulsion d’un montage rapide.


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