Depuis septembre 2019, Les Inattendus mènent une résidence d’interventions artistiques de deux ans sur le territoire de l’Avant-Pays Savoyard, intitulée ATLAS.

Ainsi nous avons sillonné, rencontré, recueilli des récits, des images et des sons auprès des habitant.e.s et récolté les premiers éléments de ce qui constituera un véritable atlas sensible du territoire : un bestiaire imaginaire, des cartes postales sonores et des marches contées. Pour découvrir une sélection de ce travail mené en 2019-2020, vous trouverez notre “journal de bord” en suivant le lien ici.

L’ATLAS se poursuit cette année également avec les élèves du collège Charles Dullin à Yenne, autour d’un projet de cartes sensibles, qui met en scène les cours d’eau du pays de Yenne. L’année précédente, nous avions créée avec les élèves de 6e des cartes postales sonores, sur les rues de Yenne, l’agriculture et les maisons fortes.

Alexis Jacquand, Hugo Montero et Julia Pinget, nos trois artistes intervenants, continuent d’arpenter l’Avant-Pays-Savoyard à travers trois temps de résidences :

HABITER LE TERRITOIRE
Semaine 1 : du 02 au 07 nov. 2020
Semaine 2 : du 21 au 28 nov. 2020
À La Bridoire et Vérel-de-Montbel

« LES TERRES DU MILIEUX »
Semaine 1 : du 25 au 30 janv. 2021
Semaine 2 : du 20 au 27 fév. 2021
Ce petit clin d’œil à Tolkien pour désigner cette partie du territoire qui, de Saint-Pierre-d’Alvey à Traize, en passant par La Chapelle-Saint-Martin ou encore Meyrieux-Trouet, e loge au cœur de l’Avant-Pays Savoyard. Nous y explorerons sa géographie particulière, ses mythes et ses croyances.

VIVRE AVEC LE RHÔNE
Semaine 1 : du 29 mars au 03 avr. 2021
Semaine 2 : du 17 au 24 avr. 2021
À l’est du territoire, le long du Rhône, de Champagneux à La Balme, c’est le lien fort et parfois tourmenté avec le fleuve que nous explorerons.

CONTACT : atlas@inattendus.com

L’ÉQUIPE

JULIA PINGET
Julia Pinget a étudié l’histoire, le cinéma puis le cinéma documentaire à Marseille, au sein du Master « Métiers du film documentaire ». Dans son travail, elle s’intéresse à l’histoire des lieux et à l’habiter en tant qu’expérience sensible. Elle questionne les différentes strates du paysage en tant que révélateur d’histoires visibles ou enfouies. Entre 2014 et 2018, elle réalise son premier long métrage documentaire : Une place au soleil, dans lequel s’intéresse à des familles populaires qui viennent camper chaque été sur une plage de Camargue. En parallèle, elle participe à la programmation du festival Les Inattendus, à Lyon. Elle anime avec eux des ateliers vidéo amateurs en collaboration avec la réalisatrice Anna Roussillon et participe en 2013 à une résidence de création cinématographique en collaboration avec la réalisatrice Barbara Vey dans la Vallée de la Chimie. Avec l’association Service Compris, en 2015, elle conduit un projet éditorial de valorisation patrimoniale : Histoire d’un lieu, mémoire des hommes, sur l’histoire industrielle et humaine d’une ancienne papeterie. Elle mène également un travail de création sonore, sous la forme radiophonique, en réalisant de courts documentaires pour Radio Campus Besançon. En 2020, elle termine After Work, son deuxième long métrage documentaire qui traite des mutations du travail et de la disparition du monde industriel.

ALEXIS JACQUAND
Alexis Jacquand est artiste et réalisateur. Après cinq ans d’études d’arts plastiques à l’école des Beaux-Arts de Valence, il s’oriente vers le cinéma documentaire au sein du Master 2 « Documentaire de création » de Lussas. A travers ses deux films documentaires, Sous nos pas (réalisé en 2014) et Vers ce lieu enfoui (réalisé en 2020), il explore des liens organiques entre l’homme et l’animal, par les rapports étroits et sensibles qu’ils entretiennent avec les paysages, qu’ils soient façonnés, habités ou traversés. Entre 2013 et 2017, il travaille comme perchiste-opérateur-son sur le film d’Antoine Dubos, Exils adolescents et le film d’Anaëlle Godard, Au jour le jour, à la nuit la nuit. Il co-réalise également avec la réalisatrice sonore Péroline Barbet, des courts métrages pour des expositions au sein des musées Gadagne de Lyon et du musée Dauphinois à Grenoble. Depuis 2009, il a participé à des expositions collectives d’artistes plasticiens, et travaillé sur des courts métrages animés expérimentaux, qui s’inscrivent dans une veine documentaire, plus particulièrement sur la question de l’exode et de la migration. Depuis 2014, il participe à la programmation du festival Les Inattendus à Lyon, et collabore régulièrement avec Melissa Cascarino, danseuse, pianiste et chorégraphe au sein de la compagnie Velvet Blues, pour des créations et des captations vidéo. En parallèle, il intervient régulièrement comme réalisateur en milieu scolaire (lycées, collèges et écoles primaires) pour accompagner les élèves à la réalisation de films courts : essai, fiction, documentaire et animation.

HUGO MONTERO
Hugo Montero est cinéaste et anthropologue, diplômé d’un master européen d’anthropologie sociale et culturelle, lui ayant permis d’étudier en Suède (Stockholm University) et en Slovénie (Ljubljana University). Il mène une thèse, au sein de l’ENTPE (École Nationale des Travaux Publics de l’État) au LAET (Laboratoire Aménagement Économie Transports) depuis 2019, intitulée « Marcher la ville en surchauffe : L’adoption de la marche en milieu urbain au prisme du changement climatique » s’intéressant aux mobilités pédestres des habitants de quartiers de Lyon et de Madrid et de leurs transformations lors des vagues de chaleur. Il utilise dans son travail différents médias (vidéos, photographies, enregistrements sonores) dans l’objectif de redessiner la relation entre le chercheur et son « terrain » et parvenir à une co-construction de ce dernier. De plus, à l’aide de ces outils, il souhaite parvenir à évoquer des couches du réel qui peuvent être difficile à aborder, et cela notamment dans le domaine sensible.

Coordination : Francis Forge

Administration : Marjorie Couderc