Atelier de cinéma Super 8 « Territoire(s) variable(s) » à La Guillotière

Atelier Super 8 – Territoire(s) variable(s)
Du 15 au 19 novembre 2010
10h – 12h | 14h-17h
Maison pour Tous des Rancy
249 Rue Vendôme – 69003 Lyon

Dans le cadre de leur résidence cinématographique dans le quartier de La Guillotière (Lyon), Les Inattendus organisent TERRITOIRE(S) VARIABLE(s), un atelier de cinéma Super 8 du 15 au 19 novembre 2010 animé par Sylvia Fredriksson, du collectif de réalisateurs l’ETNA.
De la prise de vue au développement, les participants découvriront toutes les étapes du travail de la pellicule Super 8.

L’inscription au stage est gratuite, dans la limite des places disponibles.
Public : Jeunes adultes et adultes – 8 personnes
Informations/Inscriptions au 04 78 61 71 18 ou par email.

PROGRAMME DE L’ATELIER

  • Une rencontre, discussion, présentation du projet
  • Un workshop d’exploration urbaine et de création cinématographique en super 8
  • Prise de vues Super 8 ektachrome 100D
  • Développement des films
  • Montage et projection
  • Création d’un site internet

Territoire(s) variable(s)
– Un parcours et un dispositif «cinéplastique»
– Un site internet contributif en tant que mémoire en mouvement

Territoire(s) variable(s)est une exploration et une réappropriation du territoire urbain par ses habitants, via un processus de captation cinématographique au fil d’un parcours collectif dans la ville. Ces fragments de mémoire inscrits sur pellicule feront de leurs auteurs des créateurs d’une poétique de la ville liée à son usage quotidien. Archivés et enrichis au sein d’un site internet participatif, ces agencement de fragments de la réalité se déploieront comme un récit dans l’espace et le temps.

EXPLORER UN TERRITOIRE
Envisageant le parcours comme moyen de connaissance et d’interprétation symbolique des lieux dans lesquels nous vivons, Territoire(s) variable(s) est un projet d’atelier élaboré sous forme de déambulation urbaine. Durant la marche et malgré les conventions qui gouvernent l’identification des espaces, l’environnement familier est actualisé par sa (re)lecture. Chaque parcours ajoute une couche de mémoire à l’expérience d’un lieu, et vient dès lors modifier le regard que nous lui portons.

MARCHER, DE LA SENSATION À L’IMAGE : UN DISPOSITIF CINÉPLASTIQUE
Pour retranscrire ce parcours exploratoire et faire émerger une forme singulière de topographie, Territoire(s) variable(s) propose les outils de création cinématographique en tant que medium.
Image par image, captations super 8, micro-séquences chronophotographiques seront employés comme procédés mettant en valeur la symbolique du déplacement et la dynamique du corps en mouvement.
Quelle relation entre l’image et l’espace ? Si la locomotion apparaît comme un moyen privilégié d’appréhender l’espace, Territoire(s) variable(s) porte une interrogation sur les machines et la technologie qui permettent sa restitution. Comment la prise de vue, l’automatisme de l’image cinématographique, se coordonnent-ils au rythme et la vitesse d’un parcours ? Porter la caméra vers le terrain, extraire des vues du continuum de perceptions visuelles. Interroger «l’inconscient optique», ces parcelles de réalités qui échappent à la vision, car situées dans la vivacité du mouvement, «la technique et rien d’autre» permet d’en archiver quelques fragments. Ainsi, il s’agira de donner à voir la présence d’une autre ville dans la ville, montrer l’invisible.

CARTOGRAPHIER LE TERRITOIRE DANS UN NOUVEAU RAPPORT ENTRE LES ESPACES MÉDIATIQUES ET LA GÉOGRAPHIE
La perception et la connaissance des espaces s’inscrivent aujourd’hui un nouveau rapport entre les espaces médiatiques et la géographie. Territoire(s) variable(s) s’intéresse aux techniques de production d’images, en ajoutant à cet historique les données multimédia des technologies informatiques, et souhaite rendre compte des expériences spatiales d’un nouvel ordre.
C’est pourquoi Internet jouera un double rôle au sein du projet :
– Il sera le support de mémoire de l’expérience collective vécue par les participants à l’atelier.
– Par sa forme ouverte et contributive, il sera mémoire en mouvement, sans cesse renouvelée. Le public pourra s’y connecter en vue d’y apporter ses propres contributions, témoigner de ses propres expériences spatiales. Le site internet de Territoire(s) variable(s) sera un objet de poésie autant qu’un acte social.

«Souvent lorsque nous marchons, lorsque nous sommes pris par la marche au cours de déambulations répétitives dans des villes ou dans des quartiers familiers, un intense sentiment de découverte nous saisit face au spectacle du monde qui défile au rythme de nos pas, comme si ce qui s’offrait à nous, se déployait soudain à nos yeux, venait à peine d’apparaître, comme si, tout à coup et miraculeusement, nous arpentions l’univers sans jamais l’avoir fait auparavant. Souvent, la marche parvient à déplacer la réalité la plus routinière vers des zones d’incertitude et d’étrangeté qui la font renaître à elle-même et qui nous mettent face à une autre ville, un autre décor, comme incrusté dans les rues et les passages que nous croyions pourtant connaître.»
Thierry Davila, “Marcher, créer”.