JEUDI 15 FÉVRIER

 

 

 

 

 

 

 

 

 

>> 18h

 

◊ ARK
Lynne Siefert
États-Unis, 2016, num, 32’

À la fois carnet de voyage et méditation philosophique, ARK est un film sur la décadence et l’illusion. Situé dans un avenir proche et un monde post-apocalyptique, le film mêle des images surréalistes aux commentaires caustiques de passagers anonymes à bord d’un bateau de croisière. Filmé comme un documentaire, mais écrit comme une fiction, ces « vacances » révèlent que la fin du monde serait peut-être déjà là.

 

◊ THE SEPARATION
John Woodman
Royaume-Uni, 2016, num, 6’

The Separation est une réflexion sur la lumière, la durée et la transformation visuelle. Filmé en un plan-séquence à ouverture constante, le clair de lune sur la surface de la mer est révélé et caché par des nuages intermittents, présentant ainsi une expérience visuelle du reflet.

 

ACQUA DOLCE
Enrico Mazzi
Italie, 2016, num, 52’

Durant l’intervalle entre deux inondations, un homme décide de construire une maison sur pilotis sur les berges de la rivière. Il renouvelle ainsi une séquence de gestes qu’il partageait jadis avec ceux qui comme lui se mettaient à l’abri dans ces lieux étroits et inhabités.


 

 

 

 

 

 

 

>> 20h

 

SÉANCE SPÉCIALE
FILMER LA TRANSE #1 : POSSESSIONS                                
◊ REAK – Transe chamanique soudanaise
Julien Hairon
France, 2016, Num, 25’

Dans les environs de Bandung à l’ouest de Java, se déroule un REAK, rituel remontant d’un passé animiste accroché à un présent urbain. Un groupe d’adolescents guidé par un chamane entre dans une profonde transe. Le chamane transforme leur état de conscience humaine par un état de conscience animale. Leurs identités changent, au point d’agir comme le ferait alors une bête sauvage.

 

◊ PAPAGAIO (DJAMBI)
João Maria Gusmao et Pedro Païva
Portugal, 2014, 16mm, 44’

Tourné dans l’archipel de São Tomé et Principe, le film montre un rituel Djambi, similaire aux rites vaudou pratiqués par les tribus d’Afrique de l’Ouest. Il s’agit d’une cérémonie d’invocation des esprits ancestraux filmée dans son intégralité, en partie par les artistes puis par les participants eux-mêmes, qui ont saisi la caméra pendant leur transe.

 
WHIPPING ZOMBIE
Yuri Ancarani
Italie, 2017, Num, 32’

Dans un village haïtien reculé, les influences du vaudou et les spectres de l’esclavage imprègnent le quotidien des habitants. La violence de ces héritages trouve un exutoire lors de la cérémonie rituelle du kale zonbi (« zombie fouetteur »), filmée ici pour la première fois.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

>> 22h

 

◊ LOST GARDENS
Toby Tatum
Royaume-Uni, 2017, num, 11’

Entrevoir des jardins fantasmagoriques : déformés, improbables et fantastiques. Un Éden abandonné devenu étrange. Lost Gardens de Toby Tatum est une porte vers un autre monde, celui où une magie oubliée serait toujours présente.

 

◊ WOODS & WATERS
Antoine Parouty
France, 2017, num, 16’

Entre documentaire scientifique et essai poétique, ce film de paysage est un hommage au travail photographique de l’américain George Shiras, pionnier de la wildlife photography à la fin du XIXe siècle.

 

◊ WHAT REMAINS
Enzo Cillo
Italie, 2016, num, 7’

Le film montre des sources lumineuses agissant la nuit dans ce qui pourrait être une forêt; la lumière secoue les branches et les fragments d’une sculpture couchée au sol. « L’objet principal de ma recherche se porte sur le délai créé par le mouvement de la lumière, les moments dominés par l’ombre, quand tout est invisible. »

 

◊ TEMPESTA A “LES FONTS” D’UNA MEMORIA
Rrose Present
Espagne, 2015, num, 5’

Une nuit d’orage. Entre les arbres secoués par la tempête, des images du passé surgissent comme un feu d’artifice. Quand la beauté et la violence des éléments agissent comme révélateurs de la mémoire.

 

◊ WILDERNESS SERIES
Karel Doing
Royaume-Uni, 2016, num, 14’

Les images abstraites de ce film ont été obtenues avec des plantes, de la boue et du sel directement disposés sur la pellicule puis longuement exposés à la lumière du jour. Ainsi irradiées les matières naturelles provoquent des réactions biochimiques sur l’émulsion. Les organismes « poussent » sur le film, irriguent la pellicule de leur essence pour y dessiner de fascinants motifs.

 

◊ THE TREMBLING GIANT
Patrick Tarrant
Royaume-Uni, 2016, num, 20’

The Trembling Giant est le nom d’une colonie clonale de peupliers aujourd’hui menacée après avoir  perdurée plus de soixante mille ans. Cette espèce est connue pour être le plus grand organisme vivant au monde. De son écorce est extrait un élixir floral pouvant guérir des peurs indicibles. Ce documentaire expérimental offre une nouvelle vision des paysages du Sud-Ouest américain en filmant à travers la bobine réceptrice d’un projecteur 16mm.

 

◊ LOST WINDS
Caryn Cline
États-Unis, 2017, num, 3’

Collage d’images botaniques à la plage de San Clemente.


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